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J’ai peur des insectes : suis-je entomophobe ?

Comment vaincre la peur des insectes ? Une question essentielle pour les personnes qui souffrent d’entomophobie. Un terme méconnu et barbare qui laisse transparaitre des peurs, des phobies, une aversion pour ces petites bestioles parfois inoffensives. L’été est une période propice à la propagation des insectes et par conséquent à l’amplification des troubles. Qu'est-ce que l'entomophobie, combien de personnes sont sujettes et comment la traiter sont autant de questions dont voici quelques éléments de réponse.

  1. Définition de l’entomophobie

Entomo est un préfixe indiquant un rapport avec les insectes qui provient du grec ancien « éntoma » (insecte).  Raccordé au mot phobie signifiant effroi, peur, l’entomophobie est donc la peur irraisonnée des petits  insectes. Nous avons tous plus ou moins la crainte d’un insecte en particulier, abeilles, libellules, fourmis, punaises, guêpes, frelons, araignées,  papillons, mouches, punaises...sans pour autant déclencher des comportements paniques à la simple vue. Alors tout logiquement, vous souhaitez savoir si vous êtes entomophobe. Pour y répondre, la peur se manifeste de manière intense et incontrôlable.

Par exemples les personnes, les entomophobes ont l’impression que les insectes sont omniprésents et peuvent à tout moment venir sur eux et même s’introduire dans leurs orifices. Sans rentrer dans ces extrêmes, il est bon de déterminer t les degrés de réactions potentielles. En effet, il faut distinguer la peur peu ou pas handicapante de celle invalidante.  Nous rajouterons la peur gênante, celle souvent la plus répandue qui ne fait pas perdre ses moyens, mais nous invite à simplement s’écarter ou fuir. Selon l’intensité de la phobie, les symptômes peuvent varier qui possèdent au moins l’une des caractéristiques suivantes qui permettent d’évaluer si vous êtes entomophobe :

  • Rien que l’idée d’être en présence d’un insecte vous procure une peur intense ;
  • Il vous arrive d’avoir une sensation imaginaire qu’un insecte vous a frôlé ;
  • Lorsque vous êtes en présence d’un insecte, vous ressentez des palpitations, vous transpirez ;
  • Vous vous sentez menacé (e) dans votre intégrité physique, vous éprouvez la sensation de plus rien contrôler, d’être défaillant(e), vulnérable.

Le degré de la peur augmente ou diminue sur la situation, les circonstances, par exemple être seul (e)face au danger ou être entouré(e). L’entomophobie peut aussi correspondre à une phobie portant sur un seul ou plusieurs insectes. Dans tous les cas, l’angoisse comme l’attaque de panique  dans les cas plus graves peut vous envahir.

Notons également, qu’il n’est pas besoin d’être en contact avec l’insecte, une vidéo,  une image, un bruit, une pensée peut provoquer un état désagréable.

  1. Une phobie loin d’être exceptionnelle

Trop souvent les individus souffrants d’entomophobie pensent que cette phobie est peu répandue alors qu’au contraire. Soulignons d’abord que 70% des français ressentent du dégoût face aux insectes. Les femmes sont elles 80% à ressentir cette répugnance. Dans le top trois des insectes les plus craints se classent en première position les cafards, les mites en deuxième position et les abeilles en troisième.

Plus étonnant, pour 64% des personnes interrogées, le dégoût et la peur des insectes sont pour eux un sentiment naturel et rationnel. Ce sentiment de rejet est justifié par leur apparence, leur saleté, leur nombre et leur dangerosité.

Vous êtes incapable de vous débarrasser d’un insecte à votre domicile, et bien qu’à cela ne tienne vous êtes 30% dans ce cas. La majorité des françaises (56%) éprouvent de la peur face aux insectes avouant même pour 48% être angoissées. Les hommes dans une moindre mesure (26%)  disent avoir peur et 29% angoissés.

Nous voyons que la vue et la présence d’insecte génèrent de l’inquiétude et pose la question du traitement des troubles anxiogènes.

  1. Le traitement par l’hypnose de la peur des insectes

L’hypnose contrairement à d’autres disciplines ne catégorise pas la personne dans l’entomophobie qui est pour le praticien une peur comme une autre avec toute sa complexité. Loin de dénigrer cette peur, elle se traite de la même manière que les autres phobies. Il est question de la représentation, disons même de la perception de l’insecte. Nous l’avons vu au premier abord, la répugnance et la peur provient de son aspect. En définitive, cette vision négative, terrifiante même, impacte directement notre comportement. Le conscient joue un rôle élémentaire accentué par la prédominance irrationnelle de l’inconscient. L’hypnothérapie s’appuie donc sur le ou les phénomènes déclencheurs de la phobie  pour la traiter. L’élaboration de la cause n’est qu’un processus parmi les autres car l’expérience vécue aussi malheureuse qu’elle puisse être ne permet pas d’accéder à l’irrationalité du comportement.

Il se cache le plus souvent derrière un traumatisme sévère ou léger qui est directement ou indirectement lié à l’insecte en lui-même. D’ailleurs n’existe-t-il pas des personnes ayant peur des insectes sans avoir pour autant été piqué, touché, mordu par un insecte. Nous sommes nombreux à avoir peur des serpents sans forcément avoir vécu une expérience négative, sans avoir forcément croisé leur chemin. Par ce que pour l’hypnothérapeute la peur est d’abord un comportement de vigilance et de prévention du danger.

L’hypnose vise à désensibiliser cette peur en agissant directement sur la boucle phobique puisqu’à la base c’est le cerveau, le système de pensée et de représentation qui a créé cette phobie.

  1. Des traitements alternatifs à cette phobie

La psychothérapie est une méthode employée pour dépasser l’entomophobie. Si elle ne permet pas de vaincre cette peur, il peut être envisagé de consulter le corps médical pour un traitement médicamenteux afin de minimiser les symptômes de l’entomophobie. Ces médicaments visent à :

  • Bloquer les effets de l’adrénaline que sont l’hypertension, le rythme cardiaque ou les palpitations (Bêtabloquants)
  • Réduire la peur et l’anxiété (antidépresseurs)
  • Contrer l’anxiété

D’autres réponses existent comme la thérapie cognito-comportementale qui prend en charge les souffrances psychiques par une méthodologie reposant sur le postulat que les comportements sont induits d’apprentissages liés à des expériences antérieures. Cette thérapie met l’accent sur les causes du comportement qui pose problème.

A noter : vous avons mis une toute petite coccinelle comme image d'illustration pour ne pas heurter la sensibilité des personnes phobiques

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