Insomnies, sommeil saccadé, réveil nocturne, cauchemars, différents degrés et différentes formes de troubles de sommeil existent. Leurs origines s'expliquent le plus souvent par le stress, l'anxiété ou même l'angoisse, générés par des petits tracas journaliers ou des gros soucis (personnels ou professionnels). Ces nuits agitées ne sont pas seulement une conséquence des exigences de la journée, mais de manière récursive, contribuent à l'accentuation des états de mal-être. Penser que gérer son stress dans la journée suffit à passer de bonnes nuits, c'est faire abstraction des forces de l'inconscient. L'hypnothérapie évite justement tout clivage diurne/nocturne et considère au contraire l'interaction des deux.

32% des français sont sujets aux troubles du sommeil

D'après l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance (INSV), le manque de sommeil en semaine est dénoncé dans toutes les études et dans tous les pays, depuis des années. Elle précise aussi que la grâce matinée pour tenter de récupérer le déficit de la semaine n'entraine au final que plus de gênes. L'impact des écrans sont également à l'étude et à ce jour le constat est alarmant. En effet, neuf français sur dix sont sur leurs téléphones, ordinateurs ou télévisions avant de s'endormir. Certains mêmes jettent un coup d’œil sur leurs mails. Les connexions aux réseaux sociaux, ou sms par exemples, produisent une excitation cognitive préjudiciable à l'endormissement.

32% des français estiment souffrir de troubles du sommeil, dont la plupart d'insomnie. Les femmes  sont particulièrement touchées (40%), ainsi que les personnes entre 45 et 55 ans (40%). Les jeunes sont aussi particulièrement touchés. 88% des 15-25 ans se sentent en manque de sommeil. Pour eux, la durée de sommeil est bien trop courte, et les horaires de coucher et de lever  sont très décalés le week-end. Leur rythme de vie est inadapté à leurs besoins réels. Ces jeunes sont souvent demandeurs d'aide mais ne savent pas vers qui se tourner. Les parents pensent souvent à tort, que c'est lié à l'âge et que leur jeunesse permet d'encaisser ces phénomènes. Pourtant, ils repèrent parfaitement les conséquences sur leur comportement  à la journée :

  • Pour 88% ,cela se ressent par de la fatigue
  • 52% ressentent un manque d'attention
  • 40% se sentent nerveux et irritables
  • 36%, se trouvent dans un état de somnolence
  • 20% font état de tristesse

 

Retrouver un sommeil réparateur par l'hypnose

Le thérapeute lors de la première séance d'hypnose effectue l’anamnèse  pour identifier avec vous le type et la cause des troubles de sommeil. Il peut ainsi adapter ou configurer un scénario individualisé au client. L'hypnothérapeute toujours lors de ce premier entretien peut selon la personne, entamer un premier travail de détente, de relaxation par la découverte de l'état hypnotique. Il dirige la personne dans ces différentes étapes indispensables pour relâcher ses muscles, son corps tout entier. Cette approche vise aussi à se rassurer et se mettre dans un état d’hyper-disponibilité à ce qui l'entoure, ce qu'il ressent et perçoit.

Il accompagne ensuite sur cette même séance ou sur une prochaine, le client à construire un climat d'apaisement, de pensées positives, de bien-être. Pour cela, il s'appuie sur des métaphores que le client propose, à partir d'objet, de projection, d'identification, de symbole qui lui procure un état de sécurité pour pouvoir s'endormir. Certaines personnes optent pour un objet, d'autres se concentrent sur des personnes , une pièce, ou un univers entier.

L'hypnose cherche à symboliser un état d'endormissement suffisamment puissant pour bloquer les processus de l'inconscient. Le client va construire ainsi une sorte de barrière le protégeant de ces réveils nocturnes.

 

Identifier son trouble du sommeil

Il est important de s'entendre sur les termes regroupant ce que l'on nomme sous le commun de troubles du sommeil :

  • les insomnies (manque de sommeil) ;
  • les hypersomnies (excès de sommeil) ;
  • les parasomnies (manifestations inhabituelles pendant le sommeil, dont les troubles respiratoires du sommeil) ;
  • les troubles du rythme circadien (dysfonctionnements de l'horloge interne).

Les troubles du sommeil sont fréquents chez les personnes ayant des troubles psychiques. Par ailleurs, des insomnies chroniques peuvent être à l’origine de certaines affections, comme les troubles de l’humeur (dépression) ou les troubles anxieux.

Les insomnies

Les insomnies sont des troubles liés à un sommeil insuffisant, de mauvaise qualité et non récupérateur. La conséquence est une fatigue et une somnolence en journée, ainsi qu'une irritabilité ou des troubles de l'humeur. Les insomnies peuvent être transitoires ou chroniques.

Les insomnies transitoires se manifestent sur un court terme (trois semaines au maximum). Elles ont généralement des causes facilement identifiables (mauvaise hygiène de sommeil, consommation de substances excitantes, évènements de vie stressants, affections médicales, changements environnementaux).

Les insomnies chroniques sont des perturbations du sommeil qui se manifestent depuis plus de trois semaines et dont les causes sont multifactorielles et souvent moins facilement identifiables. On distingue :

  • L'insomnie psychophysiologique : un événement stressant va déclencher des mauvaises habitudes de sommeil qui vont devenir chroniques par la suite. La personne développe alors des conditionnements (crainte de ne pas dormir ou de mal dormir), qui vont renforcer et aggraver l'insomnie ;
  • L'insomnie psychiatrique : les personnes souffrant de certains troubles psychiques (troubles de l'humeur, troubles anxieux, troubles alimentaires, schizophrénie) présentent souvent des insomnies ;
  • L'insomnie liée aux médicaments : l'insomnie fait partie des effets secondaires de certains médicaments, comme les amphétamines, les antidépresseurs, les anxiolytiques et les antiparkinsoniens ;
  • L'insomnie organique : l'insomnie peut être liée à des affections médicales, des troubles respiratoires du sommeil ou à des mouvements anormaux au cours du sommeil :
    • les affections médicales à l'origine d'insomnies : il s'agit d'affections organiques ou neurologiques, comme les traumatismes crâniens, les maladies neurologiques dégénératives, les accidents vasculaires cérébraux, les douleurs aiguës, les affections pulmonaires, les troubles cardiovasculaires et endocriniens et le virus de l'immunodéficience humaine (VIH).
    • les troubles respiratoires du sommeil : les apnées-hypopnées du sommeil (AHS) peuvent se présenter sous forme de diminution de l'activité respiratoire (hypopnée), arrêt avec une persistance (apnée obstructive) ou alors des interruptions de la commande ventilatoire (apnée centrale). Une apnée correspond à une interruption de la respiration pendant plus de 10 secondes. Elle peut provoquer des réveils de courte durée et ainsi fragmenter le sommeil. Les conséquences sont une somnolence diurne importante, des troubles cognitifs (concentration, mémoire) et le ronflement ;
      Lorsqu'une personne fait plus de 15 apnées ou hypopnées par heure de sommeil, on parle de syndrome d'apnée du sommeil (SAS). Ce phénomène touche davantage les hommes que les femmes. Il s’explique souvent par des anomalies des voies aériennes supérieures. Le tabagisme et l'obésité sont des facteurs aggravants.
    • les mouvements anormaux pendant le sommeil : parmi les plus fréquents, on retrouve les mouvements périodiques des jambes au cours du sommeil (MPJS) et le syndrome des jambes sans repos (SJSR). Les MPJS durent entre 0,5 et 5 secondes et se produisent toutes les 4-90 secondes. Ils ont pour conséquences des éveils de courte durée et une désorganisation du sommeil (insomnie ou au contraire excès de sommeil).

Le SJSR correspond à des sensations désagréables au niveau des jambes et un besoin irrésistible de bouger à l'état d'éveil, souvent le soir au moment de l'endormissement. Dans 4 cas sur 5, le SJSR est associé aux MPJS.

Les hypersomnies

L'excès de sommeil peut être le résultat d’un allongement du sommeil de nuit, d’une somnolence excessive pendant la journée ou des deux. L’hypersomnie se traduit par la sensation d'avoir envie de dormir en permanence, voir par des endormissements involontaires

Il existe différentes formes d'hypersomnie :

  • La narcolepsie : les symptômes principaux de cette pathologie sont des endormissements involontaires fréquents et la cataplexie (une perte brutale, partielle ou complète, du tonus musculaire sans perte de conscience, souvent déclenchée par une émotion positive forte). D'autres symptômes sont les hallucinations hypnagogiques (au moment de l'endormissement) et les paralysies du sommeil (incapacité de parler et de bouger lors d'une transition veille/sommeil). La narcolepsie apparaît le plus souvent entre 15 et 25 ans. Selon certains chercheurs, elle serait due au dysfonctionnement d'une hormone (hypocrétine) responsable de la stabilisation des états de veille/sommeil ;
  • L'hypersomnie idiopathique : elle se caractérise par un temps de sommeil nocturne long (>10h) et une somnolence diurne importante avec des siestes longues, mais peu réparatrices (sentiment de n'être jamais pleinement éveillé) ;
  • Les hypersomnies psychogènes : liées à un trouble psychique (par exemple les troubles de l'humeur et plus particulièrement les troubles bipolaires) ;
  • Les hypersomnies par insuffisance de sommeil : somnolence diurne excessive provoquée par une restriction non intentionnelle de sommeil ;
  • L’hypersomnie d'origine médicamenteuse : il s'agit d'effets secondaires de certains médicaments utilisés en psychiatrie (hypnotiques, neuroleptiques, antidépresseurs, antihistaminiques, antiépileptiques) ;
  • Les hypersomnies récurrentes : la plus fréquente est le syndrome de Kleine-Levin qui associe une somnolence intense et des troubles du comportement (hyperphagie, hypersexualité, irritabilité, voir hallucinations). Ce syndrome apparaît à l'adolescence quasi exclusivement chez les garçons. Il dure plusieurs jours et se termine par une rémission complète, mais réapparaît généralement à des intervalles variables ;
  • Les hypersomnies de causes médicales : tumeurs, accidents vasculaires cérébraux, maladies neurologiques dégénératives, affections virales, troubles endocriniens.

Les parasomnies

Les parasomnies sont des manifestations inhabituelles se déroulant durant le sommeil. Elles sont plus fréquentes chez les enfants et adolescents. On les distingue selon leur moment d'apparition :

  • Pendant le sommeil lent profond : somnambulisme (déambulations automatiques et involontaires, le sujet est amnésique de ces épisodes au réveil) et terreurs nocturnes (peur intense qui ne réveille pas la personne et dont elle ne garde pas de souvenir) ;
  • Pendant le sommeil paradoxal : cauchemars (rêves désagréables dont on garde le souvenir), troubles du comportement pendant le sommeil paradoxal (gestes anormaux, violents associés à des rêves mouvementées) et catathrénie (grognements ou vocalisations monotones).

Les parasomnies sont souvent des affections bénignes qui disparaissent avec l'âge et ne nécessitent pas de traitement particulier.

Les troubles du rythme circadien

Les troubles du rythme circadien correspondent à un décalage des horaires de sommeil et des moments d'éveil. Ils sont liés à un dysfonctionnement de l’horloge interne provoqué par :

  • des facteurs externes : horaires de travail décalés (travail à pauses ou de nuit), « jet lag » (troubles du sommeil liés aux décalages horaires chez les personnes voyageant fréquemment en avion) ;
  • des facteurs internes : dysfonctionnements de l'horloge interne qui peuvent se traduire par le syndrome de retard de phase (l'endormissement survient tardivement, après 2h du matin, le réveil est difficile, syndrome fréquent chez les adolescents), le syndrome d’avance de phase (endormissement et réveil matinal précoce), des cycles veille/sommeil irréguliers (sommeil reparti en au moins trois épisodes aussi bien le jour que la nuit, trouble fréquent chez les personnes avec un handicap cérébral vivant en institution), le syndrome hypernycthémeral (décalage progressif des horaires de sommeil de 1 heure ou plus chaque jour, réveils de plus en plus difficiles).

Source Psycom.org

Source INSV