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Hypnothérapie pour les traumatismes

Travailler la résolution des traumatismes par l’hypnothérapie exige une grande prudence. D’abord, parce qu’il existe un risque réel de « retraumatiser » le sujet. Ensuite, parce qu’il est parfois nécessaire de faire revivre pleinement le traumatisme à la personne. Enfin, le traumatisme psychique est un ensemble de mécanismes de sauvegarde physiologique, neurobiologique ou psychologique, qui se mettent en place suite à des événements ayant générés une trop lourde charge émotionnelle, non contrôlable et dépassant les ressources du sujet. Pour ces différentes raisons, l’improvisation n’a pas sa place.

L'hypnothérapie pour se libérer des traumatismes passés

Nous l’avons vu, le trauma est l’ensemble des troubles psychiques ou psychosomatiques provoqués accidentellement par un agent extérieur au sujet. Aussi, naturellement ce trauma cherche à se faire oublier, à s’effacer ou encore à se soigner. En tout état de cause, les conséquences de ce(s) traumatisme(s) se retrouvent dans des situations aussi bien spécifiques ou qu’au contraire dans des situations particulièrement banales.

Le processus thérapeutique de guérison profonde pour se libérer des traumatismes passés, repose sur le triptyque suivant:

- Libérer les somatisations et émotions douloureuses (psychisme), qui à son tour libère les tensions et fermetures intégrées dans la musculature et le système nerveux du corps (physique) ;
- Aider à créer un état de ressources par des ancrages dans lesquels le patient peut toujours retourner et utiliser comme refuges pour ne pas être submergé ;
- Renforcer l’égo tout au long des expériences correctives qui visent à se libérer émotionnellement d’un refoulement.

Ainsi avec le thérapeute, l’établissement d’une relation de confiance est un indispensable car aucun client ne peut dévoiler sa vulnérabilité sans se sentir en sécurité pour travailler sur un traumatisme. Ce sentiment est un fondamental et s’il n’apparait pas, le changement d’hypnothérapeute s’impose.
Pour que les conditions soient réunies, le professionnel doit s’adapter aux différentes manières dont le sujet traite les informations. En effet, certaines personnalités sont visuelles, d'autres auditives, ou encore kinesthésiques. La méthode de récit de l’expérience traumatisante est définie selon que la personne « parle », « voit » ou « ressent ».

Les grands principes de l’hypnose traumatique

La résolution d’un traumatisme implique de le « revivre » mais en apportant des corrections afin que l'hippocampe puisse en comprendre le contexte et la temporalité, plus précisément pour éviter qu'un souvenir du passé ne flotte dans le temps et n’envahisse le présent.
La personne est donc invitée à verbaliser ses sentiments et sa vision de l’expérience traumatisante pour activer l’aire de Broca de son cerveau, notamment les circuits de la peur et du langage.
Ici aussi des conditions sont indispensables que le thérapeute doit savoir maitriser :

- Toute personne possède un seuil de tolérance et peut dans le cadre de la thérapie atteindre ses limites. Dans ce cas, le traitement du traumatisme doit savoir faire une pause. L’hypnothérapeute aide pendant cette période le client à trouver des ressources internes.
- Cette pause permet ensuite de mieux revenir à la maitrise de la régulation affective. Pour autant, le thérapeute se doit de ne pas prolonger cette pause surtout si le moment est venu pour la résolution du problème.
- Parler seul ne suffit pas à guérir un traumatisme.

Le thérapeute doit atteindre son client dans son expérience physique et émotionnelle, ainsi que dans sa compréhension mentale ou cognitive.
Spécialisation des traumatismes de l’enfance

Les souvenirs, les traumatismes sont transportés au plus profond de l'inconscient, ancrés dans le corps, enregistrant des peurs établies à un jeune âge dans l'amygdale, la seule partie du cerveau qui n'oublie jamais.
Dans le cadre de l’hypnose, l’adulte va exprimer pour l'enfant ce que l'enfant ne pouvait pas exprimer au moment du traumatisme, surmontant ainsi les inhibitions précoces.
Ils apprennent à attribuer le comportement violent à l'agresseur, à ne pas accepter le blâme, et à faire la distinction entre l'identité de soi et les qualités introjectées prises par les autres. Ils reconnectent les souvenirs et les émotions aux événements, donnant un sens aux événements passés qui ont été vécus comme déroutants.
Niveaux modérés de stress ou d'excitation émotionnelle alternant avec des périodes de calme et de sécurité.
L'intégration de la connaissance conceptuelle avec l'expérience émotionnelle et corporelle à travers des récits qui sont co-construits avec le thérapeute.

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